Résumé : |
La légende Modigliani, si elle explique en partie l'immense ferveur de ses nombreux admirateurs - la dernière exposition de ses oeuvres au Musée d'Art Moderne fut un triomphe - n'épuise pas l'énigme du peintre. Unique, il resta sans postérité. Il ne saurait être tenu pour l'un des fondateurs de l'art moderne comme, avant lui, Picasso. Mais cet Italien de Livourne, qui fut le plus parisien des peintres, juif comme Chagall, Soutine et Pascin, ouvert à toutes les influences - la couleur siennoise, le trait de Florence, un traitement des volumes qui emprunte autant à la sculpture océanienne qu'aux maniéristes du XVIe siècle ou à ses contemporains, les cubistes - échappe aux classifications et aux écoles. Il est le plus personnel de tous, celui qui, par l'harmonie et la tension des couleurs et des formes, sait résoudre la tristesse en beauté. |