Résumé : |
Clivages et partis.
Les partis politiques n'ont pas toujours bonne presse.
Peut-on imaginer une démocratie sans partis politiques ? A l'origine, oui : lorsque seule une très petite minorité de citoyens, formant une catégorie sociale assez homogène, concentrait le pouvoir en ses mains, il n'y avait tout au plus que des courants ou des tendances. Mais à mesure que le jeu politique s'est élargi, des groupes de plus en plus nombreux ont pu prendre part au débat politique et ont cherché à défendre leurs valeurs et leurs intérêts, souvent divergents. C'est ainsi que sont nés les partis. Ceux-ci sont donc, il est bon de le rappeler, un produit de la diversité et du pluralisme.
Ils ne font d'ailleurs qu'exprimer des divisions et des tensions plus profondes à l'intérieur des sociétés : les clivages. Selon une grille d'analyse communément admise, on distingue quatre grands clivages qui ont structuré peu ou prou la vie politique de nombreux pays européens , dont le nôtre : Eglise/Etat, possédants/travailleurs, centre/périphérie et industrie/agriculture. Depuis mai '68 et la remise en cause de la société de consommation, on peut en ajouter un cinquième, le clivage productivisme/anti-productivisme.
Tout clivage procède d'un sentiment de déséquilibre ou d'un rapport de force inégal ressenti par une partie de l'opinion, qui s'organise pour défendre ce qu'elle estime être le bon droit : dans un premier temps en constituant des groupes de pression de nature diverse, puis en créant des partis qui se présentent aux élections. Le pôle jusque-là dominant réagit à cette remise en question et se structure à son tour.
On trouvera dans ce carnet pédagogique une série de suggestions pour familiariser les élèves avec le paysage politique belge en ce début de 21ème siècle. Non par des explications théoriques, mais par divers moyens ludiques et interactifs : jeux sur les sigles ou les couleurs, sculptures, collages, débats télévisés fictifs, affiches, tracts, interviews... |